Lors d’Universe, sa conférence annuelle, fin octobre, GitHub a présenté une nouvelle étape pour Copilot. L’outil, qui a commencé par suggérer des lignes de code, devient une application pensée pour ce que GitHub appelle la livraison logicielle par agents : le développeur définit le travail et suit des agents qui en exécutent une partie.
Ce qui a été annoncé
- Copilot app : une application qui relie les agents et les outils de plusieurs projets, pour piloter le travail sans gérer chaque passage de relais.
- Copilot projects : un espace pour suivre l’avancement des agents, prendre les décisions et fixer les prochaines étapes, déjà disponible dans l’application.
- Copilot Fusion : évalue chaque tâche et choisit comment l’exécuter, avec un ou plusieurs modèles d’IA.
- Revue de code Max : une revue plus approfondie, conçue pour repérer les bugs à corriger avant la mise en production.
- Automatisations : des flux d’IA exécutés dans le cloud au sein d’un dépôt, déclenchés à la main, par un événement ou selon un calendrier, et qui proposent des améliorations que l’équipe valide.
Il y a aussi un changement commercial : les clients de GitHub Enterprise peuvent désormais utiliser toutes les fonctions de Copilot sans abonnement séparé et paient les crédits d’IA qu’ils consomment. Les clients actuels de Copilot Business et Copilot Enterprise peuvent garder leur offre.
Ce qui change pour les entreprises qui achètent du logiciel
Le message de GitHub est que le développeur continue de fixer le cap, de prendre les décisions et de répondre de ce qui est mis en production. En pratique, le goulot d’étranglement n’est plus l’écriture du code, mais le choix de ce qu’il faut construire, la revue de ce que livrent les agents et la sécurité de l’ensemble.
Pour les entreprises qui développent ou achètent du logiciel, trois points méritent l’attention :
- La revue reste humaine : davantage de code écrit par des agents demande des critères d’acceptation clairs, des tests automatisés et un responsable de la validation.
- Le coût varie désormais avec l’usage : avec une facturation en crédits d’IA, mieux vaut fixer des plafonds et suivre la consommation de chaque projet.
- Les agents ont besoin de gouvernance : permissions, journaux et validations, la même rigueur que celle décrite dans notre article sur la gestion des agents IA.
Équipe GVoloPublié le 6 novembre 2026